
L’histoire du thé vert japonais.
C’est vers 729 av J-C. que l’on mentionne pour la première fois le thé vert au Japon : importé de Chine sous l’empereur Shomu, il était servi à l’occasion de rituels bouddhistes.
Au cours du XIIe siècle, on retrouve la mention du thé vert pour la seconde fois. En effet, un moine bouddhiste du nom d’Eisai ramène des graines de thé à son retour de Chine. À cette époque, la population japonaise souffrait d’épidémies, de famine et était soumise à des guerres mais également à des périodes de sécheresse et d’inondations. Le moine Eisai avait la conviction que le thé aiderait à soulager nombre de ces souffrances. Cependant, son usage allait se limiter à la classe dominante de la société et était surtout utilisé à des fins médicinales ou lors de certaines cérémonies.
Puis petit à petit, l’usage du thé est introduit chez les Bushi (Samouraïs) et chez les bourgeois pour finalement devenir accessible au peuple. Pendant la période Edo (de 1600 à 1868), l’usage du thé devient commun à l’intérieur de toutes les couches sociales de la société japonaise et est produit dans divers régions japonaises.
À partir de l’Ère Meiji (1868-1912), le thé vert devient le produit japonais le plus exporté de l’île. A cette période, il est exporté vers l’Europe et l’Amérique du Nord, après avoir été présenté à l’exposition universelle de Paris au XIXe siècle.